Monnaies féodales de la seigneurie de Déols

Seigneurie de Déols

La famille des seigneurs de Déols remonte au début du Xème siècle et sont certainement d’abord implantés à proximité de l’abbaye de Déols, fondée en 917 par Ebbe le noble, père de Raoul le Large. Vers 937, Raoul le Large fait bâtir à proximité une forteresse qui devient la résidence principale des seigneurs de Déols et le centre de leur « principauté ». À partir de 1112, ce château est nommé « Château-Raoul » (Castrum Radulphi), en raison du prénom fréquent chez les seigneurs de Déols. Ces seigneurs s’appuient sur l’abbaye de Déols, puissante à cette époque, et à la fin du XIIème siècle, la principauté s’étend sur les deux tiers sud de l’actuel département de l'Indre.

En 1176, Raoul, seigneur de Déols et Châteauroux et dernier du nom, meurt à Ravenne au retour de Terre sainte. Denise de Déols, unique héritière, est alors prise en charge par son oncle Eudes, seigneur de La Châtre et de Châteaumeillant. Mais son suzerain, Henri II Plantagenêt, s’empare de la jouissance de ses seigneuries et l’expose au conflit qui l’oppose au roi de France en la mariant à Beaudouin de Reviers 3ème comte de Devon. Celui-ci meurt en 1188, et la même année Philippe Auguste s’empare brièvement de Châteauroux ainsi que de nombreux châteaux du Bas-Berry.

Comme son père, auquel il succède en 1189, Richard Cœur de Lion dispose de Denise de Déols. Elle est emmenée en Angleterre et mariée à André de Chauvigny. Celui-ci accompagne Richard Cœur de Lion en Terre Sainte lors de la troisième croisade. De retour à Châteauroux, Denise et son mari sont impliqués dans la lutte entre Richard et Philippe Auguste. André soutient Richard, puis Jean sans Terre qui lui succède comme duc d'Aquitaine puis roi d'Angleterre. À la suite du traité du Goulet, en mai 1200, Jean sans Terre abandonne sa suzeraineté sur les seigneurs berrichons au profit de Philippe Auguste. Désormais, André dépend de Philippe pour ses fiefs du Berry et il prête hommage au duc Arthur de Bretagne pour ses autres fiefs. Par Denise, il est seigneur de Déols, Saint-Chartier, La Châtre, Le Châtelet, Châteauroux, Issoudun…

Avec la reprise des hostilités entre Philippe Auguste et Jean sans Terre en juillet 1202, André de Chauvigny part soutenir Arthur de Bretagne contre le roi Jean, son oncle et rival dans la succession de Richard Cœur de Lion. Mais celui-ci les fait prisonniers en 1202 à la bataille de Mirebeau et ils disparaissent tous deux en captivité à Rouen la même année, de sorte que Guillaume de Chauvigny, fils d'André, lui succède.

  • Ebbes le Noble, seigneur de Déols (896-937).
  • Raoul le Large (fils de Ebbe le Noble, c.915-952), seigneur de Déols et d'Issoudun (vers 937-952).
  • Raoul le Chauve (fils de Raoul le Large, 945-1012), seigneur de Déols, Châteauroux et Issoudun (952-1012).
  • Eudes l'Ancien (fils de Raoul le Chauve, 980- † après 1037, 1045 pour certaines sources), seigneur de Déols, Châteauroux et Issoudun (1012-1037). Sa sœur Eldeburge est mariée avec Geoffroy le Noble, Vicomte de Bourges, avec qui il est en guerre en 1037.
  • Raoul le Prudent (fils de Eudes, c.1005/1010-1052), seigneur de Déols, Châteauroux et Issoudun (1037-1052). Selon la chronique de Déols, il assiège et prend Châteauneuf-sur-Cher en 1037 devant lequel son frère Ebbes a été tué.
  • Raoul l’Enfant (fils de Raoul le Prudent, † 1058), seigneur de Déols et Châteauroux (1052-1058).
  • Raoul-Thibaut (second fils de Raoul le Prudent, 1040-1099), seigneur de Déols et Châteauroux (1058-1099). Son frère Eudes fonde les seigneurs d'Issoudun (vers 1037/1045-1085).
  • Raoul (V) le Vieil (fils de Raoul-Thibaut, vers 1070-1141), seigneur de Déols et Châteauroux (1099-1141), marié avec Fénion Guillebaud, fille de Allard Guillebaud, seigneur de Châteaumeillant.

La Chronique de Déols fait mention de la mort en 1112 de Radulphus Senex, filius Radulphi-Theobaldi, VIII dominus Dolensis et de celle de Radulphus Senior Dolensis, en 1141. La Foundation for Medieval Genealogy écrit qu'il est possible que ceux-ci soient deux individus distincts, le dernier étant le fils de Raoul le Vieil. Mais elle a néanmoins des doutes sur l’existence d’un deuxième Raoul à la même époque (source: https://guyderambaud.wikia.org/fr/wiki/Raoul_le_Vieil_de_Déols). Cela expliquerait cependant cette étonnante longévité pour l’époque.

  • Ebbes (II) (fils de Raoul le Vieil et de Fénion Guillebaud, vers 1112-1160), seigneur de Déols et Châteauroux (1141-1160).
  • Raoul (VI) (fils de Ebbes et de Denise d’Amboise, 1148-1176), seigneur de Déols et Châteauroux (1160-1176), marié avec Adeline de Sully, puis avec Agnès de Charenton, dame de Meillant et fille d'Ebe de Charenton. Son frère cadet Eudes fonde les sires de Châteaumeillant, de la Châtre, de Boussac, de Sainte-Sévère et d'Huriel.
  • Denise de Déols et Châteauroux (fille de Raoul et d'Agnès de Charenton, 1173-1206), mariée en 1176 ou peu après par Henri II avec Baudouin de Reviers 3ème comte de Devon (†1188), puis en 1189 avec André de Chauvigny (1150-†1202). Elle se marie une troisième fois en 1204 avec Guillaume de Sancerre (sans postérité).
  • Guillaume Ier de Chauvigny, fils d'André de Chauvigny (1188-1233), seigneur de Châteauroux (1207-1233).
  • Guillaume II de Chauvigny, fils de Guillaume Ier (1224-1270), seigneur de Châteauroux et Argenton (1233-1270).
  • Guillaume III dit Dent de May, fils de Guillaume II (1250-1322), seigneur de Chauvigny et Châteauroux (1270-1322).

Les seigneurs de Déols sont les seigneurs dominants du Bas-Berry. Ils commencent à frapper monnaie dès le XIème siècle, sous Eudes l'Ancien, au type du monogramme carolin dégénéré. Ce seigneur de Déols s'intitule "Dux" sur ses monnaies parce qu'il aurait commandé la milice d'Henri Ier dans sa lutte contre la Reine Constance, et ce titre "Dux" ou "Dux milice" restera dans la famille. Au revers, Doleo (Déols) est suivi de la mention Cives (cité). Outre ce type consacré, Eudes créé le type propre de Déols, l'étoile à cinq pointes (pentalpha), et la frappe de ces monnaies se perpétue avec des légendes dégénérées jusqu'à une époque indéterminée.

Il semble qu'on doive attribuer à l'un des quatre Raoul qui lui succèdent (1037-1141 env.), de préférence au dernier, Raoul V, la pièce de même type avec le nom Radulfus. R/ Dux milice. Vient ensuite le denier d'Ebbes (Ebo. R/ De Dolis). A partir de Raoul VI (Radulfus. R/ De Dolis) (1160-1176), dont la frappe se continue sous André de Chauvigny (1176-1188), l'étoile a six pointes (hexalpha). Philippe Auguste saisit un moment Déols qu'il veut donner en dot à sa bru, Blanche de Castille, mais la seigneurie est rendue aux Chauvigny. Guillaume Ier de Chauvigny (1207-1234) frappe encore au type de l'hexalpha (lég. De Dolis). Ses successeurs, Guillaume II et Guillaume III, délaissant le nom de Déols, qui est celui d'une abbaye où était peut-être installé l'atelier jusque-là, adoptent le nom de Châteauroux (Castri Radulfi), et un type imité de la Marche (DNS dans le champ entre un tilde et un croissant), l'écu aux fusées de Chauvigny, et le type blésois. L'homonymie des trois Guillaume seigneurs de Châteauroux ne facilite cependant pas le classement chronologique de leur monnayage.

Deniers et oboles d'Eudes l'Ancien (1012-1044) et de ses successeurs (jusque vers 1100)

La chronologie des différentes émissions d’Eudes l’Ancien et de celles immobilisées à son nom semble assez simple et logique à établir, mais leur datation exacte reste compliquée. Les premières émissions (c. 1012-1040) présentent un monogramme carolin déformé, et une croix tout d'abord non cantonnée avant qu'il n'y soit appendus deux globules. Puis le monogramme disparait pour laisser la place aux lettre NI dans le champ, et enfin sont frappées les monnaies au pentalpha (c. 1040 et immobilisées jusqu’à fin XIème, début XIIème siècle).

Nous n'avons jamais rencontré les deniers au monogramme carolin avec un point devant ODO (+ • ODO) comme dans la description de Poey d’Avant, reprise par Duplessy, mais il existe une variété non référencée présentant un monogramme inversé. Cette variété se rencontre régulièrement et semble toujours avoir été frappée avec le même coin. Nous avons retrouvé cinq deniers en plus de celui présenté ici (iNumis, vente n°6 du 07/11/2008, lot 841, trois autres exemplaires vendus par cgb.fr : bfe_259694, bfe_263645, bfe_328848 et un dernier en collection privée), et à chaque fois est présent un point situé sous le O du monogramme alors que ce point n’existe pas sur le type de référence avec le monogramme à l’endroit. S'agit-il d'une erreur du graveur ou d'un différent volontaire ?

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés : 1,03-1,19-1,32 g ; Ø 20,0-22,0 mm (36 ex. étudiés).
Références : Poey d'Avant 1922 (xl, 18), Boudeau 269, Legros 1321, Duplessy Féo 664.
Caron 1882, p. 81-87.
Dieudonné 1936, p. 98-99.
Trésors : Issoudun (

Denier au monogramme de Eudes l'Ancien

Denier / 1,25 g / 21,0 mm
Réf. : PA.1922 (40/18), L.1321 (R1), Dy.664
Coll. Christophe Bauger

A/ + ODO + DVX (légende commençant à 6h)
Croix.
R/ + DOLEO CIVES (légende commençant à 9h)
Monogramme carolingien dégénéré.

Denier au monogramme inversé de Eudes l'Ancien

Denier / 1,14 g / 20,7 mm
Réf. : variété non référencée
Coll. Christophe Bauger

A/ + ODO + DVX (légende commençant à 6h)
Croix.
R/ + DOLEO CIVES (légende commençant à 9h)
Monogramme carolingien dégénéré inversé verticalement.

*

Les deniers avec les globules appendus à la croix se rencontrent parfois avec le S de CIVE:S ou le D de ODO rétrograde, et si on considère que les globules sont toujours appendus 3/4, nous trouvons des légendes autour de la croix commençant à 6, 9, 12 ou 3h. Le denier similaire décrit avec la croix cantonnée d'un besant 2/3 (Poey d'Avant 1923 (xl, 17), Legros 1320, Duplessy Féo 665) n'a pas été retrouvé et il est possible qu'il ne s'agisse au mieux que d'une variété et non d'une émission distincte.

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés : 0,95-1,12-1,30 g ; Ø 20,0-21,5 mm (26 ex. étudiés).
Références : Poey d'Avant 1924-1925 (xl, 16), Boudeau 268, Legros 1318-1319, Duplessy Féo 666-666A.
Caron 1882, p. 81-87.
Dieudonné 1936
, p. 98-99.
Trésors : Issoudun 1 (1012-1044, qqs ex.).

L'obole correspondante n'est signalée dans aucun ouvrage de référence. Elle a été recensée par Jehan-Louis Roche (BSFN 06/2012, p. 167-171) dans le médaillier du Musée du Berry à Bourges.

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés : 0,48 g (1 ex.) ; Ø indéterminé.
Roche 2012, p. 167-171.

Denier au monogramme de Eudes l'Ancien

Denier / 1,25 g / 21,0 mm
Réf. : PA.1924 (40/16), L.1318 (R2), Dy.666A
Coll. Christophe Bauger

A/ + ODO + DVX (légende commençant à 6h)
Croix à laquelle sont attachés deux globules au 3 et au 4.
R/ + DOLEO CIVE:S (légende commençant à 9h)
Monogramme carolingien dégénéré.

Denier au monogramme de Eudes l'Ancien

Denier / 1,09 g / 20,3 mm
Réf. : PA.1925 var, L.1319 (R2) var, Dy.666
Coll. Christophe Bauger

A/ + ODO + DVX (légende commençant à 12h)
Croix à laquelle sont attachés deux globules au 3 et au 4.
R/ + DOLEO CIVE:Ƨ (légende commençant à 9h)
Monogramme carolingien dégénéré.

Denier au monogramme de Eudes l'Ancien

Denier / 1,14 g / 21,0 mm
Réf. : PA.1924 (40/16), L.1318 (R2), Dy.666A (variété S rétrograde)
Coll. Christophe Bauger

A/ + ODO + DVX (légende commençant à 6h)
Croix à laquelle sont attachés deux globules au 3 et au 4.
R/ + DOLEO CIVE:Ƨ (légende commençant à 9h)
Monogramme carolingien dégénéré.

Denier au monogramme de Eudes l'Ancien

Denier / 1,07 g / 20,6 mm
Réf. : variété non référencée
Coll. Christophe Bauger

A/ + ODO + DVX (légende commençant à 9h)
Croix à laquelle sont attachés deux globules au 3 et au 4.
R/ + DOLEO CIVE:Ƨ (légende commençant à 9h)
Monogramme carolingien dégénéré.

Denier au monogramme de Eudes l'Ancien

Denier / 1,12 g / ? mm
Réf. : variété non référencée
Source : Poinsignon numismatique

A/ + ODO + DVX (légende commençant à 3h)
Croix à laquelle sont attachés deux globules au 3 et au 4.
R/ + DOLEO CIVE:S (légende commençant à 9h)
Monogramme carolingien dégénéré.

Obole au monogramme de Eudes l'Ancien

Obole / 0,48 g / ? mm
Réf. : BSFN 06/2012, p.167-171
Musée du Berry à Bourges

A/ + ODO + DVX (légende commençant à 6h)
Croix à laquelle sont attachés deux globules au 3 et au 4.
R/ + DOLEO CIVE.S (légende commençant à 9h)
Monogramme carolingien dégénéré.

*

Le denier avec les lettres NI dans le champ est décrit dans le Poey d'Avant au n°1926 mais le dessin qui lui est attribué (Pl. XL, 19) correspond à une variété que nous n'avons jamais rencontré, décrite au n°1927 (+ •ODO + D•VX) et reprise comme description du type par Duplessy au n°667, alors que la légende d'avers du denier habituellement rencontré est + •ODO• + DVX. L'X et l'Є au-dessus et au-dessous des lettres NI sont parfois inversés. Il n'est pas connu d'obole correspondante pour ce type.

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés : 1,13-1,19-1,30 g ; Ø 20,0-21,5 mm (16 ex. étudiés).
Références : Poey d'Avant 1926-1927 (xl, 19), Boudeau 270, Legros 1322-1324, Duplessy Féo 667.
Caron 1882, p. 81-87.
Dieudonné 1936, p. 98-99.
Trésors : Issoudun 1 (1012-1044, qqs ex.).

Denier de Eudes l'Ancien

Denier / 1,15 g / 20,5 mm
Réf. : PA.1926 (40/19), L.1323 (R1), Dy.667
Coll. Christophe Bauger

A/ + •ODO• + DVX (légende commençant à 6h)
Croix.
R/ + DOLEO CIVES (légende commençant à 9h, S rétrograde)
NI avec X au-dessus et E onciale au-dessous.

Denier de Eudes l'Ancien

Denier / 1,24 g / 20,5 mm
Réf. : L.1324 (RN 1860, Pl.XIV/6)
Coll. Christophe Bauger

A/ + •ODO• + DVX (légende commençant à 6h)
Croix.
R/ + DOLEO CIVES (légende commençant à 9h, S rétrograde)
NI avec E onciale au-dessus et X au-dessous.

*

Les monnaies au pentagramme ont dans un premier temps des croisettes dans les légendes, à 12 et 6h à du côté de la croix, et à 12h du côté du pentalpha. Dans un second temps ces croisettes sont remplacées par deux points superposés du côté de la croix et un point du côté du pentalpha. Il existe des frappes hybrides mêlant ces coins d'avers et de revers (BSFN 06/2012, p. 168 et Fig.4 : avers du Dy.669 et revers du Dy.668), témoins de la transition opérée dans la gravure des légendes de ces monnaies émises consécutivement.

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés (deniers) : 0,88-1,14-1,27 g ; Ø 19,0-21,0 mm (40 ex. étudiés).
Références : Poey d'Avant 1928-1934 (xl, 20-21), Caron 125-126 (vi, 1-2), Boudeau 271-273, Legros 1325-1334, Duplessy Féo 668-670.
Caron 1882, p. 81-87.
Dieudonné 1936, p. 98-99.
Roche 2012, p. 167-171.
Trésors : Issoudun 1 (1012-1044, qqs ex.).

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés (oboles) : 0,48 g (1 ex.) ; Ø indéterminé.
Roche 2012, p. 167-171.

Les successeurs d’Eudes l’Ancien ont immobilisé ce type pendant plus d’un demi-siècle (c. 1044-1099) et les légendes se sont progressivement altérées et dégénérées jusqu’à ce que ces deniers ne soient plus identifiables que par l'étoile à cinq rais. Il est difficile d'attribuer ces monnaies à quelque seigneur que ce soit et même de dire à quel moment précis les diverses altérations de grtavures se sont produites.

Les deniers aux légendes dégénérées conservés au Cabinet des Médailles de la Bibliothèque nationale sont visibles sur Gallica : CHA.1540 (FEO-8983), N 7777 (FEO-8984), N 7778 (FEO-8985)R 1124 (FEO-8986)R 1124 (FEO-8987), et ceux conservés au musée du Berry à Bourges ont été décrits par D. Mater (Mémoires de la Société historique, littéraire, artistique et scientifique du Cher, 1882, Catalogue descriptif de quelques séries monétaires du musée de Bourges p. 368-370.

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés (deniers) : 0,85-1,01-1,19 g ; Ø 19,0-21,0 mm (14 ex. étudiés).
Références : Poey d'Avant 1935-1940 (xli, 1-5), Caron 127-128 (vi, 3-4), Boudeau 274, Legros 1335-1340, Duplessy Féo 671-673.
Caron 1882, p. 81-87.
Dieudonné 1936, p. 98-99.
Trésors : Châteauneuf-sur-Cher (mi XIe s., 3 ex.), Issoudun 2 (mi XIe s., 20 ex.), Massay (1152-1160, 1 ex.).

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés (oboles) : 0,46 g (1 ex.) ; Ø 15,7 mm (1 ex.).
Références : Duplessy Féo 674.

Denier au pentalpha de Eudes l'Ancien

Denier / 1,24 g / 21,0 mm
Réf. : PA.1928 (40/20), L.1325 (R1), Dy.668
Coll. Christophe Bauger

A/ + ODO + DVX (légende commençant à 6h)
Croix.
R/ + DOLEO CIVES
Pentalpha.

Denier au pentalpha de Eudes l'Ancien

Denier / 1,18 g / ? mm
Réf. : BSFN 06/2012, p.167-171
Musée du Berry à Bourges

A/ : ODO : DVX (légende commençant à 6h)
Croix.
R/ + DOLEO CIVES (S rétrograde)
Pentalpha.

Denier au pentalpha de Eudes l'Ancien

Denier / 1,14 g / 19,5 mm
Réf. : PA.1929 (40/21), L.1328 (R1), Dy.669
Coll. Christophe Bauger

A/ : ODO : DVX (légende commençant à 6h)
Croix.
R/ • DOLEO CIVES (S rétrograde)
Pentalpha avec annelet en cœur.

Denier au pentalpha de Eudes l'Ancien

Denier / 1,23 g / 20,3 mm
Réf. : proche C.125 (6/1) et D.670
Coll. Christophe Bauger

A/ : ODO : DVX (légende rétrograde)
Croix.
R/ DOLEO CIVES (légende rétrograde)
Pentalpha.

Denier au pentalpha de Eudes l'Ancien

Denier / 1,19 g / 20,0 mm
Réf. : C.126 (6/2), L.1327 (R1)
Coll. Christophe Bauger

A/ : ODO : DVX (légende rétrograde)
Croix.
R/ DOLO CIVES
Pentalpha avec point en cœur.

Obole au pentalpha de Eudes l'Ancien

Obole / 0,58 g / ? mm
Réf. : BSFN 06/2012, p.167-171
Musée du Berry à Bourges

A/ + ODO + DVX (légende commençant à 6h)
Croix.
R/ + DOLEO COE (C et E rétrogrades)
Pentalpha avec point en cœur.

Denier au pentalpha des successeurs de Eudes l'Ancien

Denier / 1,12 g / 20,0 mm
Réf. : PA.1933 var
Coll. Christophe Bauger

A/ : ODO : DVX (légende commençant à 6h)
Croix.
R/ • DOLEO ICVES (légende rétrograde)
Pentalpha avec point en cœur.

Denier au pentalpha des successeurs de Eudes l'Ancien

Denier / 1,02 g / 20,5 mm
Réf. : variété proche de PA.1932-1933
Coll. Christophe Bauger

A/ : ODO : DVX (légende rétrograde)
Croix.
R/ • DOLEO ICVES (légende rétrograde)
Pentalpha avec annelet en cœur.

Denier au pentalpha des successeurs de Eudes l'Ancien

Denier / 1,22 g / 20,0 mm
Réf. : C.125 (6/1), L.1334 (R1), Dy.670
Coll. Christophe Bauger

A/ : ODO : DVX (légende rétrograde)
Croix.
R/ • DOLEO CIVES (légende rétrograde)
Pentalpha avec point en cœur.

Denier au pentalpha des successeurs de Eudes l'Ancien

Denier / 1,13 g / 20,0 mm
Réf. : C.127 (6/3) var, L.1335 (R1)
Coll. Christophe Bauger

A/ Légende dégénérée
Croix.
R/ Clés, légende dégénérée
Pentalpha.

Denier au pentalpha des successeurs de Eudes l'Ancien

Denier / 0,94 g / 21,0 mm
Réf. : PA.1938 (41/4) var
Coll. Christophe Bauger

A/ Légende dégénérée
Croix.
R/ Clés, légende dégénérée
Pentalpha.

Obole au pentalpha des successeurs de Eudes l'Ancien

Obole / 0,46 g / 15,7 mm
Réf. : Dy.674
Source : BnF (gallica.bnf.fr)

A/ Légende dégénérée
Croix.
R/ Clés, légende dégénérée
Pentalpha.

Denier et obole de Raoul V (1099-1141)

Au début du XIIème siècle apparaissent des monnaies frappées au nom de Raoul. Ces nouvelles espèces sont attribuées à Raoul V dit « le Vieil » et vraisemblablement à dater de la fin de son règne (c. 1130-1140).

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés (deniers) : 0,62-0,88-1,25 g ; Ø 18,0-19,5 mm (4 ex. étudiés).
Références : Poey d'Avant 1941-1942 (xli, 7-8), Legros 1346-1347, Duplessy Féo 675.
Caron 1882, p. 81-87.
Dieudonné 1936, p. 98-99.

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés (oboles) : 0,52 g (1 ex.) ; Ø 15,9 mm (1 ex.).
Références : Duplessy Féo 676.

Denier au pentalpha de Raoul V de Déols

Denier / 1,25 g / 19,2 mm
Réf. : PA.1941 (41/7), L.1346 (R3), Dy.675
Source : BnF (gallica.bnf.fr)

A/ + RADVLFVS DOL
Croix.
R/ + : DVX MILICE
Pentalpha avec annelet pointé en cœur.

Denier au pentalpha de Raoul V de Déols

Denier / 0,87 g / 18,3 mm
Réf. : PA.1941 (41/7), L.1346 (R3), Dy.675
Coll. Christophe Bauger

A/ + RADVLFVS DOL
Croix.
R/ + : DVX MILICE
Pentalpha pointé en cœur.

Obole au pentalpha de Raoul V de Déols

Obole / 0,52 g / 15,9 mm
Réf. : Dy.676
Source : BnF (gallica.bnf.fr)

A/ + RADNENSIS
Croix.
R/ + DVX MLICIE
Pentalpha avec annelet en cœur.

 

Denier et obole d'Ebbes II (1141-1160)

Les monnaies portant le nom d’Ebbes ne sont attribuables qu’à ce seigneur. Il maintient sur ses espèces le pentalpha qui est la marque distinctive de la maison de Déols. Quelques variétés de revers ont été vus avec DOLIS, DOSLI, DOLLIS (trésor de Massay-sur-Cher). Une obole a été recensée par Jehan-Louis Roche (BSFN 06/2012, p. 167-171) dans le médaillier du Musée du Berry à Bourges.

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés (deniers) : 0,62-0,88-1,25 g ; Ø 18,0-19,5 mm (4 ex. étudiés).
Références : Poey d'Avant 1943-1945 (xli, 6), Boudeau 275-276, Legros 1341-1345, Duplessy Féo 677-678.
Cartier, RN 1840, p. 283, pl. XV, 9.
Caron 1882, p. 81-87.
Dieudonné 1936, p. 98-99.
Trésors : Massay (1152-1160, 49 ex.), Montigny-Lencoup (c. 1170, 1 ex.).

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés (oboles) : 0,52-0,57 g (2 ex.) ; Ø 15,0 mm (1 ex.).
Roche 2012, p. 167-171.

Denier au pentalpha de Ebbes II de Déols

Denier / 0,95 g / 18,8 mm
Réf. : C.129 (6/5), L.1341 (R3), Dy.678
Coll. Christophe Bauger

A/ + EBO DE ••
Croix.
R/ + DOLIS X (X bouleté)
Pentalpha avec annelet en cœur.

Denier au pentalpha de Ebbes II de Déols

Denier / 1,01 g / 19,5 mm
Réf. : C.129 (6/5) var, L.1343 (R3), Dy.678 var
Source : CGB, bfe_317284

A/ + EBO DE ••
Croix.
R/ + DOSLI X (X bouleté)
Pentalpha avec annelet en cœur.

Obole au pentalpha de Ebbes II de Déols

Obole / 0,52 g / 15,0 mm
Réf. : non référencé
Source : CGB, Monnaies 22, lot 139

A/ + EBO DE [••]
Croix.
R/ + DOLI[S] X (X bouleté)
Pentalpha avec annelet en cœur.

 

Denier et obole de Raoul VI (1160-1176)

C’est à partir de Raoul VI que l’habituel pentalpha est remplacé par un hexalpha sur les espèces de Déols. Celles-ci ont vraisemblablement été immobilisées après la mort de Raoul VI et jusqu’à la fin du XIIème siècle.

Les légendes varient assez peu, les S sont couchés ou debout, des deniers avec la légende de revers rétrograde sont connus (Boudeau 278), dont un passé en vente chez CGB en 2016. Quelques deniers sont connus avec croix et légende RADVLFVS avers et revers (Poey d'Avant 1953 (xli, 12), Legros 1355, Duplessy Féo 681).

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés (deniers) : 0,56-0,92-1,14 g ; Ø 16,5-20,0 mm (102 ex. étudiés).
Références : Poey d'Avant 1946-1947, 1949, 1951 (xli, 9, 11), Boudeau 277-278, Legros 1348-1349, 1351-1353, Duplessy Féo 679.
de la Saussaye, RN 1839, p. 134-135, pl. VII, 4.
Caron 1882, p. 81-87.
Dieudonné 1936, p. 98-99.
Dumas & Barrandon 1982, p. 82 : billon 26-31% (6 ex.).
Trésors : Alençon (1213-1215, 1 ex.), Anjouin (1170-1180, qqs ex.), Bourges (1181-1182, 1 ex.), Brousse (1202-1223, qqs ex.), Châtillon-sur-Cher (1206-1207, 427 ex.), Chauvigny (1202-1213, qqs ex.), Druy-Parigny (1206-1207, 263 ex.), Gençay (1206-1219, 6 ex.), Guéret (1206-1207, 14 ex.), Hottot-en-Auge (1200-1205, 1 ex.), Montlebeau (c. 1223, 26 ex.), Montluçon (1212-1213, 37 ex.), Notre-Dame-d'Oé (fin XIIe s., 1 ex.), Noyers (fin XIIe s., qqs 100ne ex.), Rédené (1202-1213, qqs ex.), Saint-Benoît-du-Sault (XIIe s., nbx ex.), Saint-Julien-la-Genête (fin XIIe s., 19 ex.), Saint-Loup (fin XIIe s., 2 ex.), Saint-Pardoux (1189-1190, 75 ex.), Saint-Sulpice-Laurière (1169-1189, 2 ex.), Saint-Vitte (1206-1207, 49 ex.), Sarzay (1199-1223, 7 ex), Senillé (1223-1245, 2 ex.), La Souterraine (1160-1189, qqs ex.), Tripoli (1120-1225, 27 ex.), Vallon-sur-Gée (1206-1207, 7 ex.), Dép. de l'Ouest? (1206-1207, 4050 ex.).

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés (oboles) : 0,38-0,59 g (2 ex.) ; Ø 15,1 mm (1 ex.).
Références : Poey d'Avant 1948, 1950 (xli, 10), Legros 1350, 1354, Duplessy Féo 680.
Caron 1882, p. 81-87.
Dieudonné 1936, p. 98-99.
Trésors : Dép. de l'Ouest? (1206-1207, 2 ex.).

Denier au pentalpha de Raoul VI de Déols

Denier / 0,96 g / 18,0 mm
Réf. : PA.1947, L.1352, Dy.679
Coll. Christophe Bauger

A/ + RADVLFVS (S couché)
Croix.
R/ + DE DOLIS (S couchée)
Hexalpha avec annelet en cœur.

Denier au pentalpha de Raoul VI de Déols

Denier / 0,95 g / 19,2 mm
Réf. : PA.1946 (41/9), L.1348, Dy.679
Coll. Christophe Bauger

A/ + RADVLFVS
Croix.
R/ + DE DOLIS (S couchée et rétrograde)
Hexalpha avec annelet en cœur.

Denier au pentalpha de Raoul VI de Déols

Denier / ? g / ? mm
Réf. : PA.1952, Bd.278, L.1351
Source : vente d'une collection de monnaies médiévales

A/ + RADVLFVS (S couché)
Croix.
R/ + DE DOLIS (légende rétrograde)
Hexalpha avec annelet en cœur.

Obole au pentalpha de Raoul VI de Déols

Obole / 0,59 g / 15,1 mm
Réf. : Dy.680
Source : BnF (gallica.bnf.fr)

A/ + RADVLFVS (S couchée)
Croix.
R/ + DE DOLIS (S couchée)
Hexalpha avec annelet en cœur.

Denier de Philippe-Auguste, baillistre (1206-1207)

Ce denier au nom du roi Philippe Auguste aurait été émis alors qu’il était tuteur des héritiers de Déols-Châteauroux. Nous connaissons quelques variétés dans la légende autour de la croix (PHILIPVS, PILIPVS, FILIPVS, FILPVS, PHVPVS). Il n'est pas connu d'obole correspondante.

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés : 0,69-0,94-1,12 g ; Ø 18,0-19,0 mm (18 ex. étudiés).
Références : Poey d'Avant 1954-1957 (xli, 13-14), Boudeau 279, Legros 1356-1359, Duplessy Féo 682.
de la Saussaye, RN 1839, p. 133-134, pl. VII, 3.
Dieudonné 1923, p. LXV-LXVI.
Dieudonné 1936, p. 98-99.
Legros 1984, p. 473-474.
Trésors : Châtillon-sur-Cher (1206-1207, 43 ex.), Druy-Parigny (1206-1207, 5 ex.), Gençay (1206-1219, 5 ex.), Guéret (1206-1207, 5 ex.), Montluçon (1212-1213, 1 ex.), Saint-Vitte (1206-1207, 6 ex.), Vallon-sur-Gée (1206-1207, 49 ex.), Dép. de l'Ouest? (1206-1207, 300 ex.).

Denier de Philippe Auguste pour Déols

Denier / 1,02 g / 18,5 mm
Réf. : PA.1956 (41/13), L.1358, Dy.682
Coll. Christophe Bauger

A/ + REX FILIPVS (S couchée)
Croix.
R/ + DE DOLIS (S couchée)
Hexalpha avec annelet en cœur.

Denier de Philippe Auguste pour Déols

Denier / 0,91 g / 19,0 mm
Réf. : variété avec légende fautée
Coll. privée

A/ + REX FILPVS (S couchée)
Croix.
R/ + DE DOLIS (S couchée)
Hexalpha avec annelet en cœur.

Deniers et oboles de Guillaume de Chauvigny (1207-1233)

Trois Guillaume se succèdent de 1207 à 1322. Cette homonymie n’aide pas à l’attribution des espèces frappées sous leurs règnes successifs, mais les types et caractéristiques observées, ainsi que l’étude des trésors datés, aident à un classement chronologique probable.

Dans le Bulletin de la Société Française de Numismatique (BSFN) d'avril 2007, page 93, Jean Duplessy décrit un denier acquis dans la vente Elsen n°91 du 27 mars 2007, dont Monsieur Olivier Elsen a aimablement accepté de nous transmettre les photos de l'avers et du revers. Il attribue ce denier inédit à Guillaume Ier, seigneur de Déols. Voici le raisonnement qui l'amène à cette conclusion :

Article Jean Duplessy

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés : 0,73 g (1 ex.) ; Ø 19,0 mm (1 ex.).
Références : Duplessy Féo 682bis.
Duplessy 2007, BSFN 64/4 p. 93.

Denier de Guillaume Ier de Chauvigny

Denier / 0,73 g / 19,0 mm
Réf. : Dy.682bis
Source : vente Elsen n°91 du 24/03/2017, lot 586

A/ + GVILERMVS (G oncial, S couchée)
Croix cantonnée au 3 de deux triangles accotés.
R/ + DOMINVS DOLI (N à l'envers , S couchée)
Pentalpha aux angles arrondis avec annelet en cœur.

 

*

Dans la vente sur offres "MONNAIES 50" d'octobre 2011, cgb.fr faisait la description d'une monnaie inédite de Déols, attribuée alors à Guillaume II de Chauvigny :

Cgb_v50_0177

Cette imitation d'un denier anonyme breton déjà très répandu au tout début du XIIIème siècle, et dont le type a probablement aussi été copié plus tard par les seigneurs de Vierzon et de Celles, est certainement antérieure à 1233 et au règne de Guillaume II de Chauvigny. De plus les légendes d'avers (GVILLERMVS) et de revers  (DOMINVS DOLI) de ce denier sont similaires à celles du denier au pentalpha précédent, attribué par Jean Duplessy au premier Guillaume de Chauvigny. Nous pensons donc que ce denier doit être attribué à Guillaume Ier de Chauvigny, seigneur de Déols de 1207 à 1233.

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés : 0,71 g (1 ex.) ; Ø 18,5 mm (1 ex.).
CGB, Monnaies 50, lot 177.

Denier de Guillaume Ier de Chauvigny

Denier / 0,71 g / 18,5 mm
Réf. : denier non référencé
Source : CGB, Monnaies 50, lot 177

A/ + GVILERMVS (G oncial, S couchée)
Croix.
R/ + DOMINVS DOLI (S couchée)
Etoile à six branches dans un polylobe.

 

*

Pour le type au pentalpha avec un lis en coeur sont connus des deniers et oboles, pour lesquelles la croix est cantonnées 1/4 ou 2/3. Il existerait aussi une obole (non retrouvée) cantonnée 2/3 et avec un annelet dans l'hexalpha (comme pour l'obole de Raoul) au lieu d'un lis (Poey d'Avant 1958, Legros 1360, Duplessy Féo 684). Ce type a été frappé au début du règne de Guillaume de Chauvigny, et on le retrouve à Issoudun à partir de 1212.

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés (deniers) : 0,51-0,79-1,07 g ; Ø 18,0-20,0 mm (19 ex. étudiés).
Références : Poey d'Avant 1963 (xli, 19), Caron 130, Boudeau 281, Legros 1361-1362, Duplessy Féo 683-683A.
Cartier, RN 1840, p. 283, pl. XV, 10.
Caron 1882, p. 81-87.
Dieudonné 1936, p. 98-99.
Dumas & Barrandon 1982, p. 82 : billon 19-24% (2 ex.).
Trésors : Châtellerault (1221-1225, 1 ex?), Dun-le-pastel (1212-1220, 28 ex.), Montgivray (1203?-1233?, 7 ex.), La Charité-sur-Loire (1252-1257, 1 ex.), Senillé (1223-1245, 10 ex.), Tripoli (1220-1225, 5 ex.).

Poids mini-moyen-maxi et diamètres mini-maxi observés (oboles) : 0,46-0,47-0,49 g (3 ex.) ; Ø 14,5 mm (1 ex.).
Références : Poey d'Avant 1958 (xli, 15), Boudeau 282, Legros 1360, Duplessy Féo 684.
Dieudonné 1936, p. 98-99.

Denier de Guillaume Ier de Chauvigny

Denier / 0,74 g / 19,0 mm
Réf. : PA.1963 (41/19), L.1361 (R2), Dy.683
Coll. Christophe Bauger

A/ + GVILERMVS (S couchée)
Croix cantonnée d'un lis au 1 et au 4.
R/ + DE DOLIS (S couchée)
Hexalpha avec lis en cœur.

Denier de Guillaume Ier de Chauvigny

Denier / 0,86 g / 19,0 mm
Réf. : PA.1963 (41/19), L.1361 (R2), Dy.683
Coll. Christophe Bauger

A/ + GVILERMVS
Croix cantonnée d'un lis au 1 et au 4.
R/ + DE DOLIS
Hexalpha avec lis en cœur (pointé vers les 4h).

Obole de Guillaume Ier de Chauvigny

Obole / 0,49 g / ? mm
Réf. : BSFN 06/2012, p.167-171
Musée du Berry à Bourges

A/ + GVILERMVS
Croix cantonnée d'un lis au 1 et au 4.
R/ + DE DOLIS
Hexalpha avec lis en cœur.

 
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